Non, pas si vous entrez en Corée du Sud au plus tard le 31 décembre 2026 pour un court séjour touristique : les Français font partie des pays exemptés de K-ETA jusqu’à cette date, heure coréenne. Vous remplissez à la place une carte d’arrivée, gratuite, en ligne dans les trois jours qui précèdent l’arrivée ou sur papier. Pour un voyage en 2027, aucune règle n’était publiée fin octobre 2026 : une K-ETA demandée avant la fin de l’année coûte 10 000 wons et reste valable trois ans.
Faut-il une K-ETA pour partir en Corée du Sud en ce moment ?
La K-ETA est une autorisation électronique de voyage, sur le même principe que l’ESTA pour les États-Unis : ce n’est pas un visa, c’est un feu vert donné en ligne avant l’embarquement aux voyageurs dispensés de visa. La Corée l’a rendue obligatoire, puis l’a suspendue pour une liste de pays dont la France.
Jusqu’au 31 décembre 2026, la réponse est non
Le ministère coréen de la Justice a prolongé d’un an l’exemption temporaire, du 1er janvier au 31 décembre 2026, heure coréenne. La fiche Corée du Sud de France Diplomatie, mise à jour le 15 septembre 2026, reprend la même date dans sa rubrique Entrée et séjour en Corée du Sud.
Concrètement, avec un passeport français valide, vous entrez sans visa ni K-ETA pour un séjour de tourisme ou de visite de moins de 90 jours. Une K-ETA déjà obtenue avant l’exemption reste utilisable jusqu’à sa date d’expiration.
Et si vous arrivez en 2027 ?
Fin octobre 2026, ni le site officiel K-ETA ni France Diplomatie n’annonçaient de nouvelle prolongation. Des sites de voyage présentent le retour de la K-ETA au 1er janvier 2027 comme acquis, d’autres parient sur une nouvelle année d’exemption : aucune des deux versions ne s’appuie sur un texte officiel publié.
La date qui compte est celle de votre entrée en Corée, en heure coréenne. Le 31 décembre à minuit à Séoul, il est 16 h à Paris : un vol qui part de Paris le 31 décembre au soir atterrit déjà en 2027.
Une K-ETA approuvée en décembre 2026 reste valable trois ans. Si votre voyage touche janvier 2027, la demander avant le 31 décembre vous met à l'abri, quelle que soit la décision coréenne.
Le coût de cette précaution reste modeste, et elle vous dispense aussi de la carte d’arrivée. Si une prolongation est annoncée entre-temps, vous aurez simplement payé une formalité facultative.
Votre cas en un coup d’œil
Le tableau suivant croise les situations les plus courantes avec ce que demandent le site officiel K-ETA et France Diplomatie.
| Votre situation | Ce qu’il vous faut |
|---|---|
| Arrivée au plus tard le 31/12/2026, tourisme de moins de 90 jours | Passeport valide et carte d’arrivée (K-ETA facultative) |
| Arrivée à partir du 1er janvier 2027 | K-ETA demandée avant le départ, sauf prolongation annoncée d’ici là |
| Voyageur de 17 ans ou moins, ou de 65 ans ou plus, à la date d’entrée | Pas de K-ETA : dispense liée à l’âge, indépendante de l’exemption de 2026 |
| K-ETA déjà approuvée et toujours valide | Rien de plus, elle sert jusqu’à son expiration |
| Séjour de plus de 90 jours, études ou travail | Un visa, à demander au centre KVAC à Paris |
Les titulaires d’un passeport diplomatique, les équipages et les passagers en transit figurent aussi dans la liste des personnes dispensées de demande.
Sans K-ETA, n’oubliez pas la carte d’arrivée
Tout étranger sans carte de résident doit déclarer à l’immigration ses informations de passeport, ses dates d’entrée et de sortie et son adresse en Corée. Les titulaires d’une K-ETA en sont dispensés, les voyageurs exemptés non.
La remplir en ligne en cinq minutes

La déclaration se fait sur le site officiel de la carte d’arrivée électronique, sans frais. Gardez votre réservation de logement sous les yeux :
- acceptez les conditions et indiquez une adresse e-mail ;
- saisissez les informations de votre passeport ;
- renseignez vos vols d’arrivée et de départ et l’adresse de votre séjour ;
- vérifiez puis envoyez le formulaire.
Envoyez-la au plus tôt trois jours avant l’arrivée : si vous n’entrez pas en Corée dans les 72 heures qui suivent l’envoi, elle n’est plus valable. Si vous l’oubliez, le formulaire papier se remplit encore à l’arrivée.
Prendre une K-ETA quand même : dans quels cas ça vaut le coup ?
Pendant l’exemption, la K-ETA reste ouverte aux Français, frais compris. Elle se justifie dans trois cas :
- votre séjour commence fin décembre ou en 2027 ;
- vous comptez revenir en Corée dans les trois ans ;
- vous préférez ne remplir aucune carte d’arrivée à chaque passage.
Pour un aller-retour unique avant Noël, la carte d’arrivée gratuite suffit largement.
Demander la K-ETA sur le site officiel
La demande se fait uniquement sur la page de demande du site K-ETA ou dans son application mobile officielle, en sept étapes, avec ou sans compte.
Prix, délai et durée de validité
Voici les conditions affichées par le site officiel K-ETA, lues le 29 octobre 2026 :
| Point | Ce que dit le site officiel |
|---|---|
| Frais | 10 000 wons par personne, environ 7 à 8 dollars, plus des frais de paiement en ligne d’environ 3 % |
| Remboursement | Aucun, même en cas de refus |
| Délai d’examen | 72 heures ou moins en général, sans procédure accélérée |
| Validité | 3 ans, ou jusqu’à l’expiration du passeport si elle tombe avant |
| Nombre d’entrées | Plusieurs pendant la validité, chaque séjour restant limité à la durée sans visa |
Faites la demande au moins trois jours avant le départ, et plus tôt encore autour des fêtes. La K-ETA doit être approuvée avant l’embarquement.
Ce qu’il vous faut sous la main
Le formulaire demande peu de pièces, mais il vaut mieux les réunir avant de commencer :
- votre passeport en cours de validité ;
- une adresse e-mail que vous consultez ;
- une photo d’identité ;
- une carte bancaire qui accepte les paiements à l’étranger (Visa, Mastercard, American Express, JCB et quelques autres).
Après l’approbation, mettez à jour vos dates, votre adresse ou votre motif de séjour sur le site s’ils changent. Un nouveau passeport impose une nouvelle demande.
Attention aux sites qui la vendent plus cher
Le site K-ETA et France Diplomatie mettent en garde contre des intermédiaires qui facturent la même autorisation bien plus cher, parfois sous couvert de traitement accéléré, et contre des sites qui délivrent un faux document. L’adresse à taper est k-eta.go.kr, rien d’autre.
Le tarif officiel est de 10 000 wons. Si une page vous demande 30, 50 ou 80 euros pour une K-ETA, vous n'êtes pas sur le site du gouvernement coréen.
Ce qui peut quand même bloquer à l’entrée
K-ETA ou pas, la décision finale revient à l’agent d’immigration à l’arrivée. Quelques points font régulièrement la différence :
- Le passeport : il doit être valide, mais pas forcément six mois après la sortie. Un passeport déchiré ou abîmé peut en revanche vous faire refuser l’entrée.
- Le motif du séjour : sans justification du voyage touristique, ou après des allers-retours répétés pour prolonger un séjour, vous vous exposez à des contrôles renforcés.
- La durée : rester au-delà du séjour autorisé expose à une amende, une expulsion et jusqu’à 5 ans d’interdiction de territoire.
- Les médicaments : certains traitements courants en France ne sont pas autorisés en Corée, vérifiez avant de remplir votre trousse.
France Diplomatie conseille aussi de vérifier votre couverture santé avant le départ : voyez comment choisir votre assurance voyage avant de réserver. Et une fois les formalités réglées, gardez sous la main les erreurs à éviter en Corée du Sud, du bol de riz aux pourboires.